Skip navigation

Tag Archives: Nanotechnologies

Vous avez sans doute entendu parler de la réalité augmentée qui consiste à superposer à la vision du monde réel un affichage numérique. Elle commence à trouver des applications notamment avec la nouvelle génération de  smartphones et les GPS. Après son utilisation  toute naturelle sur l’iPhone qui comprend des applications GPS et une caméra (dans sa deuxième version). Les fabricants de GPS s’y intéressent de près, après avoir été devancés par Blaupunkt, une firme allemande qui avait déjà muni deux de ses produits d’une caméra pour évoluer vers la réalité augmentée (TravelPilot 500 et 700). Pour ceux qui se demande encore de quoi je parle, il s’agit simplement, dans le cas d’un GPS de voiture, de renvoyer sur l’écran en vidéo direct la vue captée devant le véhicule et d’y superposer les indications graphiques (flèches, noms, etc…) que nous avions avant simplement sur une carte routière schématisée…

Bon, d’accord ce n’est pas une application vraiment essentielle ! Rien d’extraordinaire, nous sommes encore loin des cyborgs et autres immersions dans la réalité virtuelle de nos romans…

Je pense que l’invention dont je veux vous parler, nous promet un grand bond vers ce monde de science-fiction qui se confond de plus en plus avec le notre !

Des lentilles de contact dotées d’un affichage !

Des chercheurs de l’Université de Washington ont mis au point les techniques permettant de fabriquer des lentilles, à la fois souples, biologiquement neutres et intégrant circuit électronique et source lumineuse.
 » En regardant à travers cette lentille, vous pourriez voir son affichage en plus de ce qui se passe autour « , explique Babak Parviz, l’un de ses concepteurs.  » C’est une petite étape dans le projet, mais je pense que c’est déjà très prometteur. » et ces propos datent de 2008.

Depuis, le DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) s’est  associé aux recherches pour mettre rapidement au point un modèle complètement fonctionnel.

Auto-assemblage et capillarité
Le prototype comprend l’électronique et les diodes nécessaires à l’affichage et pourrait se poser aussi facilement qu’une lentille de contact, sans gêner la vision une fois posé.
Il a fallu réfléchir à la façon d’intégrer le circuit électronique en utilisant des procédés de gravure de quelques dizaines de nanomètres et des diodes de 0,3 mm d’épaisseur.
Des techniques de microfabrication ont également dues être inventées pour l’occasion, faisant appel à l’auto-assemblage, grâce à des pièces aux formes bien définies ne pouvant se lier qu’à certaines autres pièces, comme une sorte de puzzle, et au principe de capillarité pour que les pièces s’assemblent selon le plan prévu.

Encore à l’étape du prototype, il y a du travail pour rendre l’affichage correcte (bien que l’affichage de simples caractères doit déjà être possible). Mais je fais confiance à l’armée américaine pour arriver au plus vite à l’aboutissement concret du projet.

(sources : generation nouvelles technologies et Planète Nano)

pour explorer :

Réalité augmentée : wikipédia, 10 applications, iPhoneGPSQualcomm

Lentilles de contact : planète NANOGNT, futur-sciences.com

Un projet similaire mais plus simple avec des lunettes

le GPS en vidéo

Nanotechnologies, vie quotidienne II


nanotextile

Nanocosmétiques

On trouve depuis peu sur le marché, des crèmes solaires aux nanoparticules de dioxyde de titane ou d’oxyde de zinc. Ces composés sont des filtres UV classiques qui, à l’état de nanoparticules, confèrent aux crèmes l’intérêt esthétique de ne plus laisser de traces blanches après application sur la peau. Utilisé à l’état de simple poudre constituée de particules d’environ 300 nm, les particules de dioxyde de titane ou d’oxyde de zinc qui réfléchissent la lumière visible, laissent sur la peau des traces blanches. En réduisant leur taille entre 30 et 50 nm, on supprime ce phénomène, tout en conservant la réflexion des UV car les propriétés optiques des particules sont alors modifiées. Certains fabricants parviennent même à générer des crèmes résistantes à l’eau, en utilisant des nanoparticules qui, en séchant, s’agglomèrent en un réseau de nano-plots, semblable à une feuille de lotus, laissant glisser l’eau en surface.
Les produits de maquillage aux effets « nacrés » ou « lumière » reposent tout autant sur les propriétés optiques des nanoparticules. Des crèmes antirides vantent les mérites des fullerènes qui agiraient comme des éponges à radicaux libres. Des fonds de teint « spécial lissant » contiennent des combinaisons de nanoparticules de dioxyde de silicium et de dioxyde de zinc, qui retiennent les enzymes à l’origine de la sécheresse et de la rugosité de la peau. Même les pâtes dentifrices contiennent des nanoparticules de fluorure de calcium!

Nanotextiles

Les vêtements, chaussures ou accessoires intègrent aussi des nanotechnologies leur conférant diverses caractéristiques fonctionnelles comme l’imperméabilité, l’étanchéité ou des propriétés antitaches. Les fibres des nanotextiles peuvent également diffuser des substances aromatiques. Ainsi, des nanocontainers encapsulés dans les fibres absorbent les odeurs ou diffusent des produits antimicrobiens qui réduisent la prolifération des bactéries. Des nanopoudres céramiques ou des nanocomposites fibres-polymères entrent dans la composition des apprêts, rendant les textiles ignifuges, hydrofuges ou autonettoyants. Il est aussi possible de créer des tissus décoratifs utilisant, comme pour les cosmétiques, les propriétés optiques spécifiques des nanoparticules qui sont capables de changer de couleurs. Il est également possible d’intégrer des fibres optiques dont la lumière émise va fluctuer en fonction des variations physiologiques du corps humain (mouvements, battements cardiaques, variations de température), leur conférant les propriétés d’un dispositif médical de surveillance. Des vêtements ou accessoires équipés de micro-capteurs à infrarouges ou de technologie à base de puces RFID (Radio Frequence IDentification) sont par ailleurs déjà disponibles pour de telles applications médicales : un bracelet intégrant la technologie RFID a été commercialisé début 2006 à destination des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer.

pour explorer –> http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosnano/decouv/03/03_0/00_1.htm

Nanotechnologies et vie quotidienneschema

Sécurité sanitaire

Les surfaces nanoporeuses peuvent être adaptées aux dimensions de microorganismes (de l’ordre de quelques dizaines de µm à quelques dizaines de nm) comme les bactéries et les virus ou aux dimensions de molécules chimiques (de l’ordre de quelques nanomètres). Elles ont ainsi de nombreuses applications dans le domaine de la détection de polluants ou d’agents pathogènes, pour l’alimentation et l’environnement. Elles servent aussi à mettre au point des dispositifs dépolluants ou tout simplement protecteurs. Si les applications sont pour l’instant essentiellement industrielles, des développements grand-public sont envisagés.

Des plaques d’or pour détecter les polluants

Développés au Laboratoire de Réactivité de Surface (LRS), à Paris (une Unité mixte de l’Université Pierre et Marie Curie et du CNRS), ces immunocapteurs consistent en de fines plaques d’or évaporé en structure régulière et nano-fonctionnalisées sur lesquelles on greffe par réactions chimiques des composés chargés de détecter des polluants. « Cela peut être par exemple des anticorps destinées à détecter des bactéries cibles (et dans ce cas, le polluant-bactérie se fixe sur l’anticorps)…ou bien encore des particules réactives avec les molécules que l’on cherche » explique Claire Marie Pradier, directrice du LRS. « Il y a alors émission d’un signal optique ou gravimétrique, mesurable, qui peut être corrélé à la concentration en polluants dans le milieu environnant« . Après utilisation, ces plaques sont jetées (la concentration en polluant est en effet infinitésimale, sur ces plaques qui présentent des surfaces de l’ordre du cm2), voire dégradées à haute température pour éviter tout risque de dissémination environnementale d’agents pathogènes pour la santé humaine (bactéries, virus).
Si la technique est encore expérimentale, elle est promise à de nombreuses applications industrielles : « Depuis l’industrie du lait où les toxines doivent maintenant être dosées, jusqu’aux ostréiculteurs, en passant par les services de protection de l’environnement des municipalités ! » illustre Claire-Marie Pradier. Plusieurs partenariats sont d’ailleurs déjà en cours au sein du laboratoire en 2006 : avec l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), pour la détection des polluants alimentaires, avec l’Institut français de recherche pour l’exploration de la mer (IFREMER) pour élaborer un dispositif utilisable en surveillance côtière pour détecter au plus vite la présence d’algues toxiques qui mettent à mal les élevages de fruits de mer et avec AIRPARIF (Réseau de surveillance de la qualité de l’air en Île de France), pour le développement de détecteurs de polluants organiques tels que le benzopyrène ou autres hydrocarbures polyaromatiques polluants de l’atmosphère.

pour explorer –> http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosnano/accueil.htm