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Nanotechnologies et vie quotidienneschema

Sécurité sanitaire

Les surfaces nanoporeuses peuvent être adaptées aux dimensions de microorganismes (de l’ordre de quelques dizaines de µm à quelques dizaines de nm) comme les bactéries et les virus ou aux dimensions de molécules chimiques (de l’ordre de quelques nanomètres). Elles ont ainsi de nombreuses applications dans le domaine de la détection de polluants ou d’agents pathogènes, pour l’alimentation et l’environnement. Elles servent aussi à mettre au point des dispositifs dépolluants ou tout simplement protecteurs. Si les applications sont pour l’instant essentiellement industrielles, des développements grand-public sont envisagés.

Des plaques d’or pour détecter les polluants

Développés au Laboratoire de Réactivité de Surface (LRS), à Paris (une Unité mixte de l’Université Pierre et Marie Curie et du CNRS), ces immunocapteurs consistent en de fines plaques d’or évaporé en structure régulière et nano-fonctionnalisées sur lesquelles on greffe par réactions chimiques des composés chargés de détecter des polluants. « Cela peut être par exemple des anticorps destinées à détecter des bactéries cibles (et dans ce cas, le polluant-bactérie se fixe sur l’anticorps)…ou bien encore des particules réactives avec les molécules que l’on cherche » explique Claire Marie Pradier, directrice du LRS. « Il y a alors émission d’un signal optique ou gravimétrique, mesurable, qui peut être corrélé à la concentration en polluants dans le milieu environnant« . Après utilisation, ces plaques sont jetées (la concentration en polluant est en effet infinitésimale, sur ces plaques qui présentent des surfaces de l’ordre du cm2), voire dégradées à haute température pour éviter tout risque de dissémination environnementale d’agents pathogènes pour la santé humaine (bactéries, virus).
Si la technique est encore expérimentale, elle est promise à de nombreuses applications industrielles : « Depuis l’industrie du lait où les toxines doivent maintenant être dosées, jusqu’aux ostréiculteurs, en passant par les services de protection de l’environnement des municipalités ! » illustre Claire-Marie Pradier. Plusieurs partenariats sont d’ailleurs déjà en cours au sein du laboratoire en 2006 : avec l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), pour la détection des polluants alimentaires, avec l’Institut français de recherche pour l’exploration de la mer (IFREMER) pour élaborer un dispositif utilisable en surveillance côtière pour détecter au plus vite la présence d’algues toxiques qui mettent à mal les élevages de fruits de mer et avec AIRPARIF (Réseau de surveillance de la qualité de l’air en Île de France), pour le développement de détecteurs de polluants organiques tels que le benzopyrène ou autres hydrocarbures polyaromatiques polluants de l’atmosphère.

pour explorer –> http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosnano/accueil.htm

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