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La croissance du trafic Internet galope malgré la crise [ 28/09/09 ]

Internet ne connaît pas la crise. En 2009, le trafic sur le réseau mondial a crû en moyenne de 74 %, selon l’institut Telegeography, à un rythme encore plus rapide que l’année précédente où la croissance avait atteint 55 %. Le trafic est tiré par trois grands marchés, souligne Jean-François Pigeon, directeur marketing chez Alcatel-Lucent : la vidéo, qui représentera les deux tiers du trafic l’année prochaine contre environ la moitié aujourd’hui ; les entreprises, qui recourent de plus en plus au stockage et aux applications à distance ; les pays émergents, qui émergent aussi dans la cybersphère. « De 2008 à 2015, le trafic devrait progresser de 56 % par an en Afrique, de 73 % en Indonésie, de 59 % en Egypte, de 55 % au Vietnam », avance Jean-François Pigeon. En 2009, les opérateurs de télécommunications ont su répondre à cette demande galopante en déployant de leur côté 9,4 térabits par seconde de nouvelles capacités, soit, en langage compréhensible pour le particulier connecté à Internet, 9,4 millions de mégabits. Pour avoir une petite idée de la vitesse à laquelle s’étend la toile d’araignée mondiale, en 2007, la bande passante mondiale totale n’était « que » de 8,7 térabits. Pour la première fois depuis trois ans, note toutefois l’institut d’études, « le rythme de progression du trafic a été supérieur à la croissance de la capacité du réseau existant, ce qui s’est soldé par une hausse modeste des taux d’utilisation mondiaux ». Autrement dit, les opérateurs, brocardés depuis l’an 2000 pour avoir posé des quantités de câbles sans savoir quoi mettre dedans commencent à remplir cette vaste tuyauterie grâce à des flux plus importants. « Entre 2004 et 2007, les investissements dans de nouveaux câbles sous-marins avaient chuté en dessous de 2 milliards d’euros , explique Jean-François Pigeon, mais à présent, la surcapacité a été épongée. On a recommencé à construire, et en plus, on connecte des zones qui ne l’étaient pas comme l’Afrique. » L’équipementier de télécommunications prévoit que le marché des câbles sous-marins va encore croître de 33 à 35 % par an sur cinq ans. Si les opérateurs se soucient de moins en moins de savoir comment remplir leurs tuyaux, une autre question, vitale, les tenaille : comment rentabiliser les autoroutes de l’information qu’ils ont créées ? Dans un contexte de concurrence effrénée, leurs revenus baissent. La priorité est à présent de mieux gérer la bande passante, en investissant dans un réseau unifié pour les mobiles, l’Internet résidentiel et professionnel, mais aussi d’« optimiser » le trafic en fonction des nouveaux besoins, notamment la vidéo. SOLVEIG GODELUCK, Les Echospas la crise. En 2009, le trafic sur le réseau mondial a crû en moyenne de 74 %, selon l’institut Telegeography, à un rythme encore plus rapide que l’année précédente où la croissance avait atteint 55 %. Le trafic est tiré par trois grands marchés, souligne Jean-François Pigeon, directeur marketing chez Alcatel-Lucent : la vidéo, qui représentera les deux tiers du trafic l’année prochaine contre environ la moitié aujourd’hui ; les entreprises, qui recourent de plus en plus au stockage et aux applications à distance ; les pays émergents, qui émergent aussi dans la cybersphère. « De 2008 à 2015, le trafic devrait progresser de 56 % par an en Afrique, de 73 % en Indonésie, de 59 % en Egypte, de 55 % au Vietnam », avance Jean-François Pigeon. En 2009, les opérateurs de télécommunications ont su répondre à cette demande galopante en déployant de leur côté 9,4 térabits par seconde de nouvelles capacités, soit, en langage compréhensible pour le particulier connecté à Internet, 9,4 millions de mégabits. Pour avoir une petite idée de la vitesse à laquelle s’étend la toile d’araignée mondiale, en 2007, la bande passante mondiale totale n’était « que » de 8,7 térabits. Pour la première fois depuis trois ans, note toutefois l’institut d’études, « le rythme de progression du trafic a été supérieur à la croissance de la capacité du réseau existant, ce qui s’est soldé par une hausse modeste des taux d’utilisation mondiaux ». Autrement dit, les opérateurs, brocardés depuis l’an 2000 pour avoir posé des quantités de câbles sans savoir quoi mettre dedans commencent à remplir cette vaste tuyauterie grâce à des flux plus importants. « Entre 2004 et 2007, les investissements dans de nouveaux câbles sous-marins avaient chuté en dessous de 2 milliards d’euros , explique Jean-François Pigeon, mais à présent, la surcapacité a été épongée. On a recommencé à construire, et en plus, on connecte des zones qui ne l’étaient pas comme l’Afrique. » L’équipementier de télécommunications prévoit que le marché des câbles sous-marins va encore croître de 33 à 35 % par an sur cinq ans. Si les opérateurs se soucient de moins en moins de savoir comment remplir leurs tuyaux, une autre question, vitale, les tenaille : comment rentabiliser les autoroutes de l’information qu’ils ont créées ? Dans un contexte de concurrence effrénée, leurs revenus baissent. La priorité est à présent de mieux gérer la bande passante, en investissant dans un réseau unifié pour les mobiles, l’Internet résidentiel et professionnel, mais aussi d’« optimiser » le trafic en fonction des nouveaux besoins, notamment la vidéo.

SOLVEIG GODELUCK, Les Echos

sources : Les echos.fr

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